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Comment les autres, les situations, nous aident à progresser

Des solutions pour mieux-vivre

Publié le lundi 12 février 2018 à 22:43

Comment les autres, les situations, nous aident à progresser :

Imaginons que mon fils me dise que je ne le comprends pas, que je suis trop vieux et que lorsqu’il est avec ses copains, il ne souhaite pas me voir…

Je me vexe ? Je lui crie dessus, en le traitant de bon à rien, de fils indigne, après tout ce que j’ai fait pour lui et que je continue à faire ? je le menace de lui couper les vivres s’il ne me supporte pas ? je me renfrogne dans mon coin en ronchonnant et en lui en voulant ? je me dis que je suis un père indigne ? etc. ? 

Rien de tout cela. Certes, sa remarque ne me fait pas plaisir, elle me touche et c’est justement ce qui m’intéresse. Si je n’avais pas eu de réaction (vraiment, sans me mentir et sans essayer de me contrôler !), je saurais que je ne suis nullement affecté par ce qu’il m’a dit et je suis tranquille. Le fait que je sois touché et que je me sente triste, ou que j’éprouve de la colère ou de la peur, met en évidence qu’une part de moi est en souffrance. 

En effet, ce ne sont pas les autres, ni les situations qui nous font souffrir , c’est la manière dont je perçois cela, comment je le reçois (refrain connu, surtout pour les pratiquants de CNV). Et cela est directement lié à ce qui est inscrit en moi. Alors, si une partie de moi-même réagit, c’est qu’elle porte des informations, probablement liées à des souffrances passées, qui peuvent avoir leur source dans une époque lointaine ou dans ma vie. Et lorsque cette partie de moi réagit, c’est à la fois parce que la remarque de mon fils a attisé un conflit toujours actif, même si je n’en avais pas conscience et aussi pour m’aider à le régler. 

Et bien, oui, c’est aussi cela, la magie de la vie ! le corps, par ses réactions, nous donne les moyens de régler bien des problématiques.

Alors, puisque je ressens du désagrément, voire plus fort encore, je me concentre sur ce ressenti et tente de le percevoir du mieux possible, à la fois physiquement et en termes de sentiments. Nous verrons les sentiments prochainement pour apprendre à les distinguer de ce qu’on appelle parfois les sentiments fallacieux (toujours CNV). 

Du coup, je peux, après avoir encaissé le choc provoqué par la remarque de mon fils, le remercier de me donner l’occasion de m’occuper de moi et d’une partie de moi que j’ignorais, ou que je connaissais, mais tentais d’éviter. Le simple fait de se connecter à soi dans ces occasions permet à la fois de faire retomber le stress et de se libérer d’une charge importante provoquée par les engrammes (inscriptions physiques des émotions). C’est en soi une excellente thérapie, à pratiquer le plus souvent possible.

Bien entendu, nos enfants, avec qui nous sommes bien connectés, ont cette grande facilité à toucher là où cela nous fait mal, mais cela vaut pour tout le monde et toutes les situations. 

En bref : chaque fois que nous sommes touchés, agacé, dérangés par une réflexion ou une situation qui génère un malaise en nous, concentrons-nous sur nous-mêmes et essayons de bien ressentir ce qui est vivant à ce moment-là, physiquement et en termes de sentiments. 

C’est aussi ce qu’on appelle de l’auto-empathie. Il faut parfois un peu d’entraînement pour y parvenir et si, avant d’y arriver, nous nous énervons, nous réagissons de manière forte, acceptons cela aussi. Nous sommes des être humains et en tant que tels, nous avons des réactions de peur, de colère, de tristesse et aussi de joie, face à des situations. Ces réactions sont le fait d’inscriptions profondes que nous ne connaissons pas toujours (la plupart sont enfouies et constituent ce qu’on appelle couramment nos zones d’ombres).

Donc, même lorsque nous estimons consciemment que nos réactions ou celles d’autres sont disproportionnées, cela vient de notre inconscient qui porte encore des marques de souffrances passés. 

Le meilleur moyen de guérir les souffrances ? leur faire encore plus mal ? A chacun de voir !

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